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GALERIE HISTORIQUE

DES

CONTEMPORAINS.

DES

CONTEMPORAINS,

OU NOUVELLE

BIOGRAPHIE,

SEULE ÉDITION, DANS LAQUELLE SE TROUVENT RÉUNIS LES HOMMES
MORTS OU VIVANS, DE TOUTES LES NATIONS, QUI SE SONT FAIT
REMARQUER A LA FIN DU 18me SIÈCLE ET AU COMMENCEMENT DE
CELUI-CI , PAR LEURS ÉCRITS, LEURS ACTIONS , LEURS TALENS,
LEURS VERTUS OU LEURS CRIMES.

SECONDE ÉDITION,

Augmentée de deux volumes de Supplément et de 100 Portraits.

TOME SIXIÈME.

BRUXELLES
AUG. WAHLEN ET COMP., IMPRIMEURS-LIBRAIRES.

MMM

1822.

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DES

CONTEMPORAINS.

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K

KABRIS (JOSEPH ), né à Bordeaux, marine; et il retourna en France en 1817, a occupe Paris pendant assez long-temps sur les bâtimens qui vinrent chercher une par la singularité de son histoire; il fut fait partie des troupes russes en France. Dans prisonnier sur un bâtiment français, où les premiers jours de son arrivée à Paris, il servait en qualité de matelot, et conduit il fut présenté au roi, qui lui donna des en Angleterre, où il obtint la permission marques de sa bienveillance, et il reçut, de passer à bord d'un vaisseau baleinier, quelque temps après, le même accueil du destiné pour la mer du Sud. Echappé au roi de Prusse , qui se trouvait alors dans naufrage de ce bâtiment, qui perit sur les cette capitale. Avant de se rendre dans sa cotes de l'ile de Noukahiwa ( Ste-Catheri- ville natale , Joseph Kabris s'est offert à la ne), dans le grand Océan, Kabris tomba curiosité publique , afin de prélever sur dans les mains des anthropophages,qui s'ap. elle lesfonds destinés aux frais de son voyaprêtaient à lui faire subir le sort de Cook, ge à Bordeaux, d'où il se proposait de rede Marion, et probablement de l'infortuné tourner dans la mer du Sud, voulant de la Peyrouse, lorsqu'au moment même où le nouveau rendre les oracles de la justice terrible casse-tête était levé sur lui, la aux anthropophages de Noukahiwa, dont jeune Valmaïca , fille du roi du pays, qui il prétend avoir adouci les moeurs. Joseph était présente à la cérémonie , obtint sa Kabris montre du sens et de l'instruction, grace, et devint peu après son épouse. et met, dans ses réponses, un ton de franDès le lendemain de la fète de son maria- chise qui permet de ne pas appliquer, au ge, où Kabris avait paru couvert d'un moins trop rigoureusement, à ses récits, manteau d'écorce d'arbre , pareil à celui l'épithète facheuse qui nousvient des bords du roi, ce monarque le tatoua lui-même, qui l'ont vu naître. à la manière des grands du pays, et lui KALKREUTH (Le comte de), feld-matraça, sur la partie gauche du visage , le réchal prussien, né en 1736, fit, avec signe qui distingue la famille royale de beaucoup de distinction, la guerre de sept Noukahiwa. Investi alors des fonctions de ans, en qualité d'a adant-général du prin. grand-juge, il s'en acquitta avec beaucoup ce Henri de Prusse , et contribua beaude sagesse et une aptitūde que lui rendit fa- coup, par ses avis, aux succès de ce princile la simplicité du langage et des lois de ce, qui reçut du roi son frère, à la face ce peuple, chez qui l'embarras des formes de l'Europe entière, le glorieux témoignan'entrave point encore la marche de la jus.' ge de n'avoir jamais commis de faute dans tice. Kabris, devenu père depuis neuf an- le commandement des armées. Dans les insnécs, jouissait, dans son éminente magis- tans où la santé du prince Henri ne lui pertrature , du bonheur de la famille et des mettait point de s'occuper du service, le faveurs de la fortune, lorsqu'il fut enlevé, général Kalkreuth le remplaçait dans la didit-il, pendant son sommeil, par le capi- rection des operations militaires, et détaine russe Krusenstern (voy. ce nom). ploya, dans des circonstances très-critiArrivé à Pétersbourg , il fut nommé pro- ques , autant d'activité que de talent. Cefesseur de natation à l'école imperiale de pendant il n'a jamais revendiqué, ni en

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