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devoir! » M. Kemble a su agrandirla sphė. senté au nom d'un corps nombreux de re de ses talens dramatiques , par l'élude

ses admirateurs, comme une marque de constante des auteurs anciens et modernes leur gratilude, de leur respect et de leur qui ont écrit pour le théâtre. Dans un affection, par les mains de leur président, voyage qu'il fit à Paris, la conversation le 27 juin 1817. » M. Kemble a arrange, 'avec

des acteursfrançais étant tombéesurla pour le théâtre anglais, un grand nomcomparaison des auteurs qui ont illustré la bre de pièces dont la plupart appartienscène des deux nations, on s'aperçut que nent à Shakespeare, et eu a publié pluKemble ne mettait point Moliere en ligne sieurs autres, parmi lesquelles nous citede compte; on s'écria : » et Molière! «Mes- rons : la Ferme, comédie, 1789, in-8. sieurs , reprit Kemble avec feu ,

Molière - L'Amour sous plusieurs masques , con'est pas Français; c'est l'homme de la na. médie, 1790 , in-8. - Lodoiska, opérature : il appartient à toutes les nations. » comique, 1784, in-8.- Le Pélerin , coLe lendemain, étant sorti avec un des ac- médie, 1787, in-8.- Kemble (Charles), teurs pour ce qu'il appelait un pélerinage, frère du précédent, est né en novembre il prit lui-même les rênes du cabriolet , et 1775, à Brecknock. A l'âge de treize ans, conduisit, sans s'égarer un seul instant, il fut envoyé à Douai, où il resta trois son camarade droit aux piliers des halles, ans : il y apprit la langue française et se en face de la maison de Molière , dont il perfectionna dans l'étude des classiques. salua le berceau, par un élan d'enthou- A son retour , il obtint une place dans le siasme et des expressions dignes de son bureau de la poste; mais il n'y resta qu'un talent. Cet estimable acteur a quitté le an. Poussé vers le théâtre par un goût géthéâtre. Sa représentation de retraite, néral dans sa famille, il commença sa cardonnée le 23 juin 1817, dans le rôle de rière à Sheffield, en 1792 , par le rôle de Coriolan , fut pour lui un véritable jour Roland, de la pièce : Comme vous l'aimez de triomphe. A la fin du spectacle, un ( As you like il), et y obtint un grand grand nombre de ses amis l'accompagne- succès. Après avoir rempli divers roles rent dans sa loge pour lui témoigner leur pendant un an à Newcastleet à Edimbourg, estime et leurs regrets. On remarqua qu'il il se rendit à Londres. Il parut pour la n'avait jamais rendu le rôle de Coriolan première fois au théâtre de Drury-Lane, avec plus d'ame ni d'énergie. Ses amis en avril 1794, dans le róle de Malcolm exigèrent, avant de le quitter , qu'il leur de Macbeth ; et il fut si bien accueilli, distribuật une partie des objets dont il que M. Colman l'engagea pour Haymarvenait de se servir. Il donna à l'un son ket , où il resta jusqu'en 1802, qu'il passa bandeau, à un autre ses gants , un troi- sur le continent pour rétablir sa sante. A sième obtint son mouchoir, un quatrième son retour, il se réunit à son frère ; au ses sandales. Talma était à Londres à cette théâtre de Covent-Garden. En 1814, il époque , et il assista au banquet d'adieux, parut avec quelques autres acteurs anque plusieurs lords honorèrent de leur glais sur le théâtre du Waux Hall, à Bruxelprésence. Après les toasts usités dans toute les, et y fut très-applaudi. M. Kemble a réunion anglaise, le président, lord Hol. compose : Du point d'honneur, comédie, land, fitun discours pour offrir à M. Kem- 1800, in-8.- Le Vagabond , histoire drable un vase magnifique qui devait porter matique , 1808, in-8. - Intrigue et conl'inscription suivante : «AJ. P. Kemble, tre-intrigue , farce , 1808,

in-8. écuyer, lors de sa retraite de la scène , KEMPER (Jean-Melchior), professeur dont il a été, pendant trente-quatre ans, de jurisprudence à l'université de Leyde l'ornement et l'orgueil ; qui doit à ses con- et député à la seconde chambre des étatsnaissances, à son goût et à son génie, l'état généraux du royaume des Pays-Bas, est d'amélioration auquel elle est parvenue; né à Amsterdam le 26 avril 1776. Il fit qui, sous ses auspices et par ses travaux d'excellentes études dans sa ville natale, constans, dirigée habilement pour soute- d'abord sous le professeur van Ommeren, nir le véritable drame et plus particulière qui lui inspira , ainsi qu'à tant d'autres ment la gloire de Shakespeare, est arri- disciples distingués sortis de son école, vée à un degré de splendeur et de pros- cet ardent amour pour les belles-lettres, périté auparavant inconnu; et qui, par qui dans la suite à si éminemment consa haute réputation, est augmentée en tribué à embellir sa carrière politique et honneur et en dignité; ce yase a été pré- littéraire; ensuile sous les célèbres pro

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fesseurs. Wyttenbach et M. C. Cras. truction publique dans ces départemens, C'est sous les auspices du dernier qu'il sou- M.Kemper fut nommé membre de la comtint, au mois d'octobre 1796, une disser- mission chargée de donner des explications tation publique, intitulée : Disserlatio concernant l'état de l'académie de Leyde, juris dejurisconsullorum romanorum prin- à laquelle il rendit alors de grands servicipio, quod contrà bonos mores fiat, id ces. Véritable ami de sa patrie, il enjure ralum esse non oportere. Peu de temps durait difficilement l'oppression étrangère, après il partit pour Leyde, où il passa li- et ne se resignait qu'avec effort au joug cences et reçut le grade de docteur en imposé par une force tellement supérieure, droit. Il s'établit alors comme avocat à qu'elle eût rendu à cette époque toute réAmsterdam, et y fut, en 1798, secrétairesistance aussi vaine que dangereuse ; mais de la société des patriotes dits modé – nourrissant toujours au fond du cœur, l'esrés, qui s'était formée pour contrebalan- poir de la délivrance de son pays, il y tracer l'influence de celle des patriotes dits vailla en secret en 1813, lorsque les rerevolutionnaires , lesquels avaient adopté vers de la France firent entrevoir à la le système politique établi par la révolu- Hollande la possibilité de recouvrer son tion du 22 janvier 1798. M. Kemper ma- indépendance. Parmi les moyens que M. Difesta dės-lorsles opinions politiques qu'il Kemper crut devoir employer pour atdéveloppa par la suite avec tant de talent teindre ce but, un des principaux fut de et d'énergie. Partisan des idées libérales faire sentir, à chaque occasion qui se préet ami d'une liberté sage, il se prononça sentait, tout ce que les mesures du gouavec vehemence contre toutes les inno- vernement impérial pouvaient avoir d'ovations démagogiques, ce qui non-seule- dieux; plaçant par là les esprits dans un ment lui attira la haine du parti alors do. état d'effervescence telle que l'explosion minant, mais lui aurait fait perdre la chaire devait inévitablement avoir lieu dès la prede professeur à l'académie de Harderwyck, miére circonstance favorable. Personne place que lui destinaient les curateurs de mieux que lui n'était propre à devenir un cet établissement, si la contre-révolu- des principaux chefs de cette conspiration tiondu 12 juin 1798, qui mit le gouver- légitime; sa place de professeur lui done nement entre les mains du partimoderen’a. nait du crédit auprès de ses concitoyens; il vait heureusement opéré un changement inspirait d'ailleurs la confiance la plus enne sa faveur. Nommé,dans le cours de cette tière aux jeunes gens qui se trouvaient à année, professeur à l'académie dont nous l'université de Leyde pour y faire leurs étuvenons de parler, il y enseigna la jurispru- des. Les revers de l'armée française avaient dence avec beaucoup de succès, jusqu'en nécessité l'organisation des gardes-d'hon1806, et y prononça deux discours latins, neur; cette mesure allait recevoir son exé. dont nous donnerons les titres a la fin de cet. cution en Hollande. M. Kemper en sut tite notice, avec ceux des autres ouvrages rer très-habilement parti pour la cause qu'il a publiés. M. le professeur Cras ayant publique. Consulté par les étudians de l'umanifesté,vers cette époque,le désird'avoir niversité de Leyde et par d'autres perun adjoint dans sa chaire, à cause de son sonnes qui se trouvaient dans la même age avancé qui ne lui permettait plus d'en categorie, il embrassa leur cause avec charemplir convenablement toutes les fonc- leur, et mit même tant de vivacité dans tions , ce respectable vieillard eut la sa- ses démonstrations , qu'il fut bientôt cité à tisfaction de voir nommer M. Kemper, son la Haye pour donner des explications sur élève, pour

l'assister dans ses travaux. la conduite qu'il avait tenue à cet égard. C'est à ce dernier que fut confié l'ensei- Dans cette circonstance il se conduisit avec guement du droit civil, tandis

une fermeté digne des plus grands éloges, Cras continua de garder celui du droit na- et dont nous aimerions beaucoup à faire turel et du droit public. M. Kemper ne connaître les honorables détails, si les liresta que trois ans à Amsterdam, ayant mites dans lesquelles nous sommes obliges été appelé, en 1809, à la chạire du droit de nous circonscrire n'ymettaient obstacle. de la nature et des gens à l'université de Nous, nous bornerons à observer que Leyde. Lorsqu'en 1811, MM. Cuvier et c'est à cette opposition plus particulièreNoel furent.envoyés en Hollande, de la ment vigoureuse qu'éprouva la mesure de part du gouvernement français, pourypren l'organisation des gardes-d'honneur dans dre des renseignemens sur l'état de l'ins- le département des Bouches-de-la-Meuse,

que M.

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que

qu'il faut vraisemblablement attribuer la prendre le titre de prince-souverain, de difficulté rencontra son exécution préférence à l'ancienne dénomination de dans ce département, difficulté qui alla stathouder des Provinces-Unies. Ce choix beaucoup plus loin que dans les autres lui fut dicté par le motif, plein de justesse départemens de la Hollande; car il faut et de sagacité, de prévenir toute réaction, remaiquer que les efforts de M. Kemper qu'aurait pu entrainer le rétablissement étaient secondés par d'autres personnes de du titre de slathouder , lequel rappemarque qui travaillaient dans le même sens. lait les anciennes dissentions qui avaient Il ne paraîtra donc pas étonnant que cette été si souvent nuisibles à la prospérité mesure , qui mit le comble à l'exaspéra- de l'état, et qu'il fallait , sur toutes chotion des Hollandais, et qui contribua ainsi ses, éviter de réveiller; il sentit que le à favoriser efficacement les vues et les pro- nouveau titre de prince-souverain annonjets des amis de l'indépendance nationale, cerait d'abord assez l'établissement d'un fit enfin, vers le milieu du mois de no

ordre de choses tout différent de celui vembre 1813, éclater cette révolution, qui qui avait existé auparavant dans la répufit si glorieusement reprendre aux Hollan- blique des Provinces-Unies, et mieux asdais leur ancien rang parmi les nations. sorti à l'état actuel de la Hollande : ce M. Kemper, qui jusqu'à cette époque n'a. titre devait d'ailleurs ôter pour jamais au vait travaillé qu'en secret , se montra des- parti aristocratique l'espoir de ramener le lors au grand jour, et fut un des princi- peuple hollandais à des institutions qui paux auteurs de la révolution à la tête de n'étaient plus en harmonie avec ses voeux laquelle s'étaient places MM. van Hogen- ni avec l'esprit du siècle. Il s'est néandorp et van der Duyn (voy.ces noms). M. moins trouvé des personnes (de ce nomKemper nommé par ce duumvirat , com

bre est un auteur anonyme, dont l'ou. missaire avec M. Fannius-Scholten, fut vrage, écrit en langue allemande, fait, au chargé conjointement avec celui-ci d'une moment où nous écrivons (avril 18,

819), mission tendant à persuader à la ville beaucoup de bruit) qui ont blâmé l'avis d'Amsterdam de ne plus différer à sepro- de M. Kemper, et qui ont voulu у

voir noncer hautement pour la révolution qui un coup mortel porté à la liberté de la navenait de s'opérer. Les commissaires du tion : le reproche est grave, mais est-il gouvernement provisoire réussirent dans fondé ? nous ne le pensons pas.

pouleur mission, et prirent ensuite les moyens vait plus etre question de la république les plus convenables pour consolider le fédérative, telle qu'elle avait existe avant nouvel ordre de choses. Les nobles efforts 1795. Les progrès que les nations eurode M. Kemper pour préparer et consom- péennes avaient faits depuis un quart de mer le grand ouvre de la libération bata. siècle dans la science du gouvernement, ve, seront toujours cités avec reconnais- y mettaient un obstacle insurmontable : sance par ses concitoyens, et feront une car malgré les déplorables tentatives de des plus belles pages de l'histoire de la quelques incurables , il est heureuse Hollande , dans laquelle, sans doute, son ment reconnu qu'on ne peut facilement nom ne brillera pas avec moins d'éclat

que

faire rétrograd'r une nation éclairée. ceux des van Hogendorp, van der Duyn Il fallait donc un nouvel ordre de choses ; et Falck, véritables patriotes, au talent et

un souverain, chef d'un gouvernement à l'énergie desquels la Hollande doit l'ina. constitutionnel, semblait offrir la forme préciable bonheur d'avoir par elle-même de gouvernement la plus convenable à la recouvré l'indépendance qui lui avait été Hollande, dans les circonstances où se trouravie sans motif p

par un gouvernement am- vait alors ce pays, et après les diffi-rens bitieux, pour lequel elle n'avait cessé de essais de gouvernemens qu'on y avait faits; faire les plus grands sacrifices. Le prince essais malheureux qui proclamaient l'imd'Orange, au nom duquel le gouvernement périeuse nécessité d'un changement total provisoire agissait, étant rentré dans sa dans le système. D'ailleurs, le pouvoir patrie, M. Kemper l'accompagna , à son souverain, non absolu, mais circonscrit entrée à Amsterdam, laquelle eut lieu le parune bonne constitution, tel que M.Kem. 1er décembre. La nation attendait une per voulait le deferer au prince, pouvait proclamation du prince rendu à ses yeux. seul prevenir de grands maux,et amener les Celui-ci était encore indécis sur titre plus heureux résultats. Au surplus, l'équ'il prendrait. M. Kemper l'engagea à vénement parait avoir justifié complete

Il ne

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ment l'avis énoncé par M. Kemper. Le prin- tion les petitions de MM. Guyet et Cauce,effrayé d'abord de l'idée toute nouvelle chois-Lemaire, réfugiés français , qui de que lui présentait le titre imposant de mandaient à être autorisés à poursuivre souverain , et après avoir , pendant quel- en justice le ministre de la police, par les que temps, élevé plusieurs objections qui, ordres duquel ils avaient été obligés de toutes, prouvaient la pureté de ses inten- quitter le territoire du royaume des Pays: tions, persuadé enfin par les argumens de Bas, où ils étaient établis. M. Kemper se M.Kemper,qu'il n'existaitquecemoyende prononça pour le rejet de la demande ,,et sauver la patrie, finit par accepter le titre, la chambre,presqu'à l'unanimité, serangea que cet estimable citoyen lui avait pro- de son avis. Dans la session suivante, il posé, et porta sa résolution à la connais- proposa un projet de loi relatif au droit sance du peuple , par la proclamation, de chasse, et tendant à le faire considérer, également noble et simple, du 1er décem- non comme un droit régalien, mais combre 1813, dans laquelle il déclare n'accep-me un droit inherent à la propriété; proter la souveraineté que sous la réserve position parfaitement conforme à l'esprit expresse qu'elle serait le plutôt possible du siècle, au bon sens, et à cequ'exigeaient réglée et circonscrite par une constitu- les circonstances ; elle fut adoptée par tion. M. Kemper fut secondé dans cette l'assemblée où elle avait été faite, mais démarche par M. van der Duyn, qui se rejetée ensuite à une très-forte majorité trouvait à cette époque à Amsterdam. par la première chambre des états-généGette mesure finit la révolution, et M. raux. Le discours prononcé par M. KemKemper, content de son sort et s'esti- per à cette occasion, fait le plus grand niant heureux d'avoir pu contribuer à la honneur à ses sentimens libéraux , ainsi délivrance de son pays, retourna à Leyde qu'à la justesse de son raisonnement et à reprendre ses leçons de droit. Il succe- ses connaissances comme jurisconsulte.Si, da alors à M. Brugmans dans le rectorat de dans cette occasion, il ne s'est pas montré l'académie, et fut ensuite nommé mem- attaché à l'opinion manifestée par le gou. bre de la commission chargée d'une nou- vernement dans la session précédente, où velle organisation des universités. La par- un projet de loi, relatif au même objet, tie qui concerne les academies fut confiée fut présenté, projet dans lequel le droit de à M. Kemper, et on lui doit le travail qui chasse était envisage comme un droit régas’y rattache. Pour prix des services qu'il a lien, dans d'autres circonstances M. Kemrendus à l'état , à l'époque de la révolu- per s'est presque toujours prononcé en fa. tion, il fut nommé commandeur de l'or- veur des opinions émises par le gouvernedre du lion-belgique, écuyer (jonkheer), ment. Il est en même-temps membre de la et conseiller-d'état en service extraordi- commission chargée de la rédaction des naire. Quelque temps après, il fut question nouveaux codes ; travail immense , mais de faire abandonner à M. Kemper la cara dont le public ne pourra juger le mérite rière de l'enseignement, pour lui faire qu'à la session prochaine des états ·géa suivre la carrière politique ; le roi lui of- néraux, époque à laquelle ces nousrit la place de conseiller-d’état en service veaux codes seront présentés aux déliordinaire : M. Kemper crut ne devoir pas bérations de la représentation national'accepter, préférant garder sa charge de le. Jusqu'ici nous avons suivi principa . professeur à Leyde ; mais il ne put plus lement M. Kemper dans sa carrière por long-temps se défendre de rentrer dans litique, et nous n'avons pu lui refuser la carrière politique, où il avait joué un le tribut d'éloges auquel il nous semble róle si honorable. En 1817, il fut nommé avoir tant de titres : sa carrière littéraire membre de la seconde chambre des états. n'a pas été moins brillante : il y atteignit généraux, pour la province de Hollande. les grades les plus élevés, ceux de proIl se rendit alors aux voux de ses conci- fesseur à l'université de Leyde et de memtoyens , et nous ne craignons pas d'ajou- bre de l'institut des Pays-Bas. Voici les ter qu'il a jusqu'ici satisfait à l'attente ouvrages sur lesquels , d'ailleurs , sa conqu'ils avaient conçue de ses talens et de sidération littéraire est basée : Oratio de son patriotisme éclairé. Dans la session de jure naturæ immu abili et æterno , pro1817 - 1818, il se distingua par plusieurs noncée, en 1798, à Harderwyk.-Orario, excellens discours, et y fit la motion qui de prudentia civili in promovenda eru li avait pour objet de prendre en délibéra- tione, prononcée peu de temps après dans

à notre

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la même ville.- Oratio de litterarum slu qui s'est passé dans les dernières années, dio calamitosis reipublicæ temporibus op- (Oratio de oelatis nostroe falis exemplo timo solatio et perfugio; discours par le gentibus ac præsertim Belgis nunquam quel il prit congé de l'académie de Har- negligendo).Ce discours se trouve égalederwyk , le 12 juin 1806. Il y composa ment dans les Annales de l'ucadémie de encore un mémoire auquel fut décerné Leyde. De tous les ouvrages sortis de la le second prix par la société de Teyler, à plume de M. Kemper, celui qui fait le Harlem , sur une question -proposée par plus d'honneur à ses talens , est , cette société savante et conçue à-peu-près avis, son mémoire qui vient d'être couen ces termes : La vertu et les moeurs ronné par la société de Teyler, à Haarpeuvent-elles, chez des peuples parmi les- lem, et qui est intitulé : Essai sur l'inquels la civilisation a fait de grands pro- fluence des événemens politiques et des grès, trouver un appui suffisant et une opinions religieuses et philosophiques garantie durable dans les meilleures ins- depuis 25 ans el sur les progrès des lu. titutions humaines de législation, d'éco- mières chez les peuples de l'Europe, nomie politique el d'education, sans avoir sous le rapport de la religion et de la besoin del'influence des idées religieuses. morule. On nous fait espérer une traducet qu'est-ce que l'expérience nous apprend tion française de ce mémoire , aussi bien à cet égard Nous avons dit à l'article écrit que bien pensé. Nous nous abstienFeith, que celui-ci remporta le premier drons de l'ér umération exacte des autres prix.-Oratio de legibus populorum opei- productions de moindre importance de ce mis increscentis vel decrescentis huma- publiciste ; mais nous ne pouvons nous nitatis indiciis , prononcé le 3 novembre dispenser de dire encore qu'il est l'au1806, en entrant dans ses fonctions de teur des lettres anonymes, publiées à Amprofesseur du droit civil à l'athénée d'Amsterdam , en 1806, en langue hollandaise, sterdam. -Oratio de præstantia discipli- et qui avaient pour but d'insinuer que narum moralium cum cæteris disciplinis l'empereur des Français ne pouvait avoir comparata , prononcée à Leyde en 1809, l'intention sérieuse d'anéantir l'indépenà l'occasion de son entrée en fonctions dance de la république batave , état qui comme professeur. Discours sur diffé- avait fait des sacrifices si considérables rens sujets en langue hollandaise, publiés pour le maintien de sa liberté. Ces lettres à Amsterdam en 1814, et dédiés au roi firent dans le temps une grande sensation, des Pays-Bas - Annales du droit fran- et leur éditeur reçut, peu de temps après çais à l'usage des départemens hollandais, leur publication , trois exemplaires d'une 5 petits volumes in-8. Code criminel traduction française qui en avait été faite (pour la Hollande ) avec remarques, I à Paris, par un ami des droits des peuples, vol. in-8.- Observations sur la loi du 4 accompagnés d'une lettre très - flatteuse mai 1814, relative à la conversion de la pour leur auteur. Le gouvernement frandette publique de la Hollande. Opi- çais désira le connaître , mais l'éditeur nion sur le projet de loi concernunt la pé- (le libraire Ten Brink) refusa obstinément che du hareng, présenté à la seconde de le nommer : et le ministre de la justice, chambre des états - généraux, dans la M. Van Maanen, sollicité

par

M. Chamsession de 1817, publiéeséparément. On pagny, ministre de Napoléon, d'entamer a encore de lui un discours très-éloquent, des poursuites judiciaires contre l'auteur prononcé en 1814, pour l'inauguration de cette brochure, s'honora par son rede l'université de Leyde (dont M. Kem- fus constant, déclarant « que, n'y trouper venait d'être nommé recteur), d'a- vant rien qui pût donner lieu à des pourprès sa nouvelle organisation ; il est pu- suites , il ne pouvait intenter une action blié dans les Annales de l'académie de à une personne qui , suivant son opinion, Leyde , avec le récit de la part qu'ont pri- n'avait commis ni crime ni délit. » D'ase les étudians de cette université, à la près cette declaration, M. Kemper ne fut campagne de 1815. En se démettant de point persécuté. On trouve son éloge dans ses fonctions de recteur, il prononça un l'ouvrage du professeur Van der Palm, discours latin, peut-être le meilleur de sur l'histoire de la revolution de 1813. tous ceux qu'on a de lui , qui a pour ob- KENNA ( Le colonel M'), d'origine jet d'indiquer quelles instructions les irlandaise , fut nommé, en novembre princes et les peuples peuvent tirer de ce 1813, commandant en second de l'armée

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