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The strong Dolopians thenceforth ow'd my reign,
And all the coast that runs along the main,
By love to thee his bounties I repaid,
And early wisdom to thy soul convey'd:
Great as thou art, my lessons made thee brave;
A child I took thee, but hero

gave,
Thy infant breast a like affection show'd;
Still in my arms, (an ever pleasing load,)
Or at my knee, by Phænix would’st thou stand;
No food was grateful but from Phonix' hand.
I pass my watchings o'er thy helpless years,
The tender labours, the compliant cares;
The gods, I thought, revers'd their hard decree,
And Phenix felt a father's joys in thee
Thy growing virtues justify'd my cares,
And promis'd comfort to my silver hairs.
Now be thy rage, thy fatal rage, resign'd:
A cruel heart ill suits a manly mind :
The gods (the only great, and only wise,)
Are mov'd by oft'rings, vows, aud sacrifice;
Offending man their high compassion wins,
And daily pray’rs atone for daily sins.
Pray’rs are Jove's daughters, of celestial race,
Lame are their feet, and wrinkled is their face;
With humble mien, and with dejected eyes,
Constant they follow, where injustice flies:
Injustice swift, erect, and unconfin'd,
Sweeps the wide earth, and tramples o'er mankind;
While pray’rs, to heal her wrongs, move slow

behind.
Who hears these daughters of Almighty Jove,
For him they mediate to the throne above :
When man rejects the humble suit they make,
The sire revenges for the daughters' sake;
From Jove commission'd, fierce injustice then
Descends, to punish unrelenting men.

Celui qui les écoute est seul écouté d'elles, Quand nous les dédaignons nous les rendons

cruelles; Leur voix de Jupiter éveille le courroux, Et force l'injustice à retomber sur nous. Honorez-les, mon fils, daignez leur rendre hom

mage, Le respect doit fléchir un généreux courage. Du grand Agamemnon si le cœur irrité,

enfin

pour vous abaissé sa fierté, J'eusse de tous les Grecs vu l'entière défaite, Et ma bouche pour eux aurait été muette. Mais d'honorables dons ici vous sont offerts ; Il envoie à vos pieds vos amis les plus chers, Les plus vaillans des Grecs, leurs plus grands Ca

pitaines, Ne rendez pas, mon fils, leurs espérances vaines.

Rochefort, traduction de l'Iliade

N'eut pas

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REPONSE D'ACHILLE. O Mon père, est-ce ainsi que l'on venge un affront? Eh! que me parlez-vous d'honneur et de victoire, Quand le maître des dieux s'est chargé de ma

gloire ? C'est-elle dont la voix m'enchaîne dans mon camp, Tant qu'un souffle de vie animera mon sang. Cessez de m'affliger d'une plainte inutile; L'ami d’Agamemnon n'est point l'ami d'Achille. Ressentez avec moi l'outrage qu'on m'a fait. Il faut aimer qui m'aime, et haïr qui me hait; Partagez ma fureur, ma gloire, et ma puissance. Laissez-les retourner vers celui qui m'offense. Restez, dès que le jour viendra nous éclairer, Nous verrons s'il faudra partir ou demeurer.

Rochefort, traduction de l'Iliada

Oh let not headlong passion bear the sway;
These reconciling goddesses obey :
Due honours to the seed of Jove belong;
Due honours calm the fierce and bend the strong.
Were these not paid by the terms we bring,
Were rage still harbour'd in the haughty king,
Nor Greece, nor all her fortunes should engage
Thy friend to plead against so just a rage.
But since what honour asks, the gen’ral sends,
And sends by those whom most thy heart commends,
The best and noblest of the Grecian train;
Permit not these to sue, and sue in vain!

Pope's translation of the Iliad.

ACHILLES' ANSWER. Thus he: the stern Achilles thus reply'd : My second father, and my rev'rend guide; Thy friend, believe me, no such gifts demands, And ask no honours from a mortal's hands : Jove honours me, and favours my designs ; His pleasure guides me, and his will confines : And here I stay, (if such his high behest,) While life's warm spirit beats within my breast. Yet, hear one word, and lodge it in thy heart; No more molest me on Atrides' part; Is it for him these tears are taught to flow? For him these sorrows ? for my mortal foe ? A gen'rous friendship no cold medium knows, Burns with one love, with one resentment glows : One should our int'rests, and our passions be; My friend must hate the man that injures me. Do this, my Phønix, 'tis a gen'rous part, And share my realms, my honours, and my

heart. Let these return; our voyage, or our stay, Rest undetermin’d till the dawning day.

Pope's translation of the Iliad.

TOUT L'UNIVERS EST UN SYSTEME DE SOCIETE.

OBSERVE l'univers, vois comme tout conspire Dans les plaines du ciel, au terrestre séjour, A s'unir, enchaîné par des liens d'amour. Vois par-tout la nature attentive à sa tâche, En ses travaux divers suivre un même dessein; L'atome vers l'atome entraîné sans relâche. Attirant, attiré, s'unir à son voisin. Vois comme, organisée en diverse manière, La faculté vitale anime la matière, L'élançant, la pressant vers un centre commun, Le bien universel où doit tendre chacun. Les végétaux mourans sont des sources de vie, Qui, cessant à leur tour, retournent aux végétaux. Une forme périt, d'une autre elle est suivie : Tout passe tour à tour à des destins nouveaux, Et de l'être au néant, et du néant à l'être. Telle on voit sur les mers la bulle d'eau paraître; Elle s'élève, éclate, et retombe à la mer. Rien d'étranger au tout, rien qui n'en soit partie Jamais rien n'est de trop; jamais rien ne se perd. Du grand conservateur la puissance infinie Est par tout, unit tout; un éternel concert Joint le petit au grand ; tout est servi, tout sert : L'homme est fait pour la bête, et la bête pour l'homme, Rien n'existe isolé : l'ouvre ainsi se consomme: La chaine se propage en ordre continu. Où doit elle finir ? le terme est inconnu.

Le Duc de Nivernois, traduction.

Autre Traduction. CONSIDÈRE le monde où tu es placé; examine cette chaîne d'amour qui rassemble et réunit tout ici bas, comme en haut. Vois la nature féconde travailler à cet objet, un atome tendre vers un autre atome, et celui qui est attiré, en attirer un autre figuré et dirigé pour embrasser son voisin. Vois la matière yariée sous mille formes différentes,

se presser vers un centre commun, le bien général : un végétatif mourant est le soutien de la vie d'un autre, et quelquefois se dissout pour vivre une vie nouvelle: une forme qui cesse d’être est succédée par une autre forme, passant alternativement de la vie à la mort, de la mort à la vie; semblable à une bulle formée sur la mer de la nature, elle s'élève, elle crève, elle retourne à la mer. Il n'y a rien d'étranger; toutes les parties sont relatives au tout. L'esprit universel qui s'étend, qui conserve tout, unit tous les êtres, le plus grand au plus petit. La bête est utile à l'homme, et l'homme est utile à la bête. Tout est servi et tout sert. Rien n'existe à part: la chaîne se perpétue: Où finit-elle ?

De l'Essai sur l'Homme, par M. de Silhoutte.

THE WHOLE UNIVERSE ONE SYSTEM OF SOCIETY.

Look round our world; behold the chain of love, Combining all below, and all above. See plastic Nature working to this end, The single atoms each to other tend. Attract, attracted to, the next in place, Form’d and impell’d its neighbour to embrace. See matter next, with various life endu'd, Press to one centre still, the gen’ral good. See dying vegetables life sustain, See life dissolving vegetate again: All forms that perish other forms supply, (By turns we catch the vital breath, and die,) Like bubbles on the sea of matter borne, They rise, they break, and to that sea return. Nothing is foreign; parts relate to whole; One all-extending, all-preserving soul Connects each being, greatest with the least ; Made beast in aid of man, and man of beast; All serv’d, all serving : nothing stands alone; The chain holds on, and where it ends, unknown.

Pope's Essay on Man.

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